Absence – Oui mais j’ai un mot!


Salut les jambon-purée (c’est mon menu du soir!)
Moi c’est Marie, celle qui publiait un article par semaine et quelques photos par-ci par là! J’espère que vous ne m’aurez pas trop oubliée! C’est bizarre, avant de commencer ces lignes, j’ai eu la sensation de devoir rédiger un mot d’excuse. Comme un parent qui doit justifier du retard de son enfant, pourquoi il a loupé piscine, pourquoi il a pas apporté les 25 euros pour la cantoch… Pourquoi n’a t-elle rien publié depuis, deux, trois semaines?

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Et bien parce que, parce que, ça n’allait pas mes affaires. Pas du tout. J’ai du faire un gros break de tout et même si j’avaispu profiter de ce temps pour préparer plein de nouveaux contenus, le cœur n’était pas là, la plume encore moins. J’ai toujours quelques articles déjà rédigés mais c’est comme vous réchauffer un plat au micro-ondes et vous jurer d’avoir cuisiné toute la journée. Ça sonnait faux. Je n’étais pas en état de cuisiner et comme ici c’est moi le chef, j’ai pas envie de vous mentir sur la fraîcheur de mes produits, encore moins sur la motivation et le plaisir que j’ai à vous concocter tout ça. Alors j’ai laissé faire!

La pente ne semble plus descendante, ce qui est bon signe. Même si de la remonter peut faire mal aux cuisses et donner chaud et même un peu le vertige, je serais bien contente d’être rendue là haut, les joues rosies et à nouveau rebondies.

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Aujourd’hui j’ai passé l’après-midi chez Ismérie, à L’atelier du coin de la rue. J’ai confectionné ma couronne de fleurs, j’ai discuté avec les autres participantes, de tout et de rien, c’était léger, c’était parfait. Et j’ai même filmé! Alors je crois que ça va mieux. Et puis ce soir je vous écris, ça aussi c’est un signe!
J’espère plus que tout parvenir à tenir le bon bout. C’était la première fois pour moi je crois que je roulais si bas. Il a fallu qu’on m’arrête pour ne pas continuer à dévaler la pente. Ça fait peur quand j’y pense. Moi qui pensais m’écouter, faire attention à moi, me changer les idées quand j’en ressentais le besoin… Et bah loupé ma cocotte! J’ai fermé les yeux sur les signaux les plus gros possible! Et on croit toujours qu’elle va s’arrêter de sonner dans les prochaines secondes cette foutue alarme. On se dit que les portes vont se refermer, que le train va repartir, on croit que c’est seulement passager… mais le temps passe. Et je roulais… roulais…

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Ce soir je suis mi-mi. Mi-bien, mi-incertaine. Et c’est correct d’être mi-mi. Il y a 50% de moi qui se sent bien, et croyez-moi c’est vachement plus qu’il y 1 mois! Pour l’autre partie, c’est ma job de prendre soin d’elle et l’écouter. C’est un exercice que je pensais maîtriser mais j’ai encore beaucoup à apprendre, et c’est bien ainsi. C’est l’fun de passer du temps avec soi-même.

Je pensais pas blablater autant, mais finalement, ça revient plutôt bien. Donc voilà, pour terminer et aller manger ma petite purée, je vous encouragerais à ne pas laisser de côté des signaux anodins. Ne pas les laisser s’accumuler surtout. De vous écouter, oui, mais pas que. Les proches (et les médecins!) ont un regard extérieur sur nous qui peut vraiment être nécessaire pour redresser la pente. Alors, merci pour votre patience, je vous dis à très vite! Et je vous dis aussi merci d’être là, parce qu’écrire dans le vide, c’est quand-même moins fun 😉

Les photos viennent de mes rares publications et excursions des derniers jours via Instagram.

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  • Anonyme

    Tiens te re-voilà ! C’était ton hibernation à toi , un peu décalée certes mais le printemps arrive et les beaux , bons jours (bonjour !) avec.Souvent les mots s’en vont avec les maux et quand les maudits maux s’en vont à leur tour , les mots reviennent.C’est signe que ton printemps est là.Il nous manquait mais il faut accepter que les saisons se fassent pour s’émerveiller à chaque fois qu’une petite fleur , un petit brin d herbe , un raie de lumière éclaboussent le gris de l’hiver.Alors tu te diras que même dans la dureté , tu pourrais peut-être prendre quelques notes (en + de la musique) bien que tu n en aurais pas le coeur et puis au printemps suivant tu reprendras tes mots couchés dans la douleur et tu y trouveras plein de petites fleurs.A chaque printemps tu te connaîtras mieux et tu sauras où se logent en toi la force qui bannira tes maux.
    Content de revoir bientôt tes pommettes arrondies et ton sourire qui est mon printemps à moi.Chamoon


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