Rue de L'industrie » humeur https://ruedelindustrie.com Je mange des trucs, je porte des choses, je découvre des endroits, je bricole des affaires, et je vous le raconte Mon, 14 Sep 2020 14:33:13 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.3.34 https://ruedelindustrie.com/wp-content/uploads/2017/08/cropped-icone-logo-turquoise-32x32.jpg » humeur https://ruedelindustrie.com 32 32 Bilan (ou pas) 2016 https://ruedelindustrie.com/je-raconte/bilan-ou-pas-2016/ https://ruedelindustrie.com/je-raconte/bilan-ou-pas-2016/#comments Sun, 01 Jan 2017 00:16:06 +0000 http://ruedelindustrie.com/?p=1685 Bizarrement, alors que cette année fût complètement à l’opposé de ce à quoi je m’attendais, je ne sais pas si ça me tente d’en faire le bilan. Comme le sentiment que celui-ci ne serait pas super heureux. Pas super radieux. Pas vraiment joyeux. Il aurait sûrement un petit goût d’amertume. Un léger ton de regret. […]

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ruedelindustrie_bilan_2016Bizarrement, alors que cette année fût complètement à l’opposé de ce à quoi je m’attendais, je ne sais pas si ça me tente d’en faire le bilan. Comme le sentiment que celui-ci ne serait pas super heureux. Pas super radieux. Pas vraiment joyeux. Il aurait sûrement un petit goût d’amertume. Un léger ton de regret. Probablement rempli de «aaah et si…», pas assez de «Youhou» et pas trop non plus de «olala». Mais. Mais, je crois que pour les petits cœurs meurtris par cette foutue année, pour mes proches, pour ceux qui m’ont épaulés, ceux qui m’ont amusé, consolé, dépanné, ceux qui m’ont nourri, souri, et chéri, ceux qui n’ont pas flanché, qui sont resté et ceux qui sont arrivé aussi, ceux qui m’ont vu, qui m’ont cru, et l’autre connasse qui a bien essayé de me manger toute crue.
À tout ceux là, je veux dédier quelques mots. Pour dire merci. Dire que c’est fini 2016. Et que même si tout n’est pas fini, rien ne sera plus si soudain. Qu’on sait maintenant. Qu’on c’est quoi. Et pourquoi aussi. Pourquoi faut pas les laisser baisser ces putains de bras. Pourquoi faut continuer, même en boitant même en rampant, et même en chantant  ou dansant parfois si t’aimes ça.
Cette année on a connu la peur.  On a connu l’horreur, et l’erreur. On est resté sans voix. Mais jamais sans voie. Et toujours de sang froid.

Cette année on a connu l’effort. On a connu l’amour et la mort. Tu nous a laissé sans toi, parfois même sans toit. Mais jamais sans foi.  Mais toujours, toujours, restons de sang froid.

Pour cette nouvelle année qui commence, je nous souhaite à tous, de nous écouter. D’écouter au plus profond de nous et d’y entendre ces voix qui nous guideront vers les bonnes décisions. Votre instinct n’est pas seul. Il lui faut également son compère, la raison. Et puis la sagesse. Parfois même la voix de la détresse aussi cherche à se faire entendre. Alors écoutez vous. Prenez soin de vous, encouragez vous et félicitez vous.

Reconnaissez vos victoires. Elles sont si petites mais nombreuses qu’elles sont énormes.

Merci de me lire, merci pour vos bons mots, ils sont tous (absolument tous) une source de bonheur à consommer sans modération.

Je vous souhaite à toutes et à tous, une année 2017, tout en douceur, tout en bonheur et tout en résidence permanente (pardon, ça c’est surtout pour moi!)

Marie

PS: 2016, je ne veux plus, jamais, jamais entendre parler de toi. Je crois que toi et moi on a plus rien à se dire!

Source: The Oatmeal
Source: The Oatmeal

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Cette fois où on m’a volé des sentiments https://ruedelindustrie.com/non-classe/cette-fois-ou-on-ma-vole-des-sentiments/ https://ruedelindustrie.com/non-classe/cette-fois-ou-on-ma-vole-des-sentiments/#comments Fri, 25 Nov 2016 15:36:57 +0000 http://ruedelindustrie.com/?p=1583 Moi j’aime bien les sentiments. Je les aime ronds, douillets, chauds, heureux et souriants. Je les aime quand je les reçois, je les aime quand je les donne. Je les aime beaucoup quand je les offre à ceux qui ne s’y attendent pas toujours. Mes bons sentiments je les partage à coup de sourire à […]

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Moi j’aime bien les sentiments. Je les aime ronds, douillets, chauds, heureux et souriants. Je les aime quand je les reçois, je les aime quand je les donne. Je les aime beaucoup quand je les offre à ceux qui ne s’y attendent pas toujours. Mes bons sentiments je les partage à coup de sourire à la caissière, une p’tite grimace drôle à un bébé dans le bus, le chauffeur du bus aussi d’ailleurs, en souhaitant une bonne journée aux inconnus dans l’ascenseur, paraîtrait même que j’en partage un peu ici entre les lignes.

Mais aussi, et surtout, je les offre à mes proches. Du mieux que je peux, et de mieux en mieux au fil des années. Petite confession «drôle pas drôle»: il y a quelques années (4-5 ans environ), je me considérai comme une (pardon) grosse connasse. Yep. Je ne mâche mes mots, j’essaie même pas d’être polie parce que je pense que j’étais vraiment comme ça. Très conne. Pleine de stress, d’anxiété, de doute, d’ennui, de regret. Frustrée à mort, ennuyée tout autant, et plus que tout, perdue. Je lançais mes pics à qui étaient à même d’y toucher. Mon ex a payé cher, d’anciens collocs aussi, ma famille sûrement, quelques amis évidemment (non, bizarrement je ne les ai pas tous perdus!).
Tout ça pour vous dire que j’ai beaucoup changé, que j’ai grandie et je m’efforce depuis cette période-là, d’être simplement une personne sympa, ni plus ni moins.

Alors, imaginez dans quel état j’étais alors que je découvrais qu’on m’avait volée pendant ma propre soirée d’anniversaire…

On m’a volée pendant ma fête. Dans mon p’tit chez moi, dans mes choses à moi. Plus les jours passaient, plus je découvrais des choses qui avaient disparu, plus je me sentais trahie. Dans le néant total de l’amitié, dans le flou des doutes et des interrogations qui me submergeaient. Dans cette vague de sentiments pas gentils et pas polis, et vraiment pas bons pour mon bedon, je tentais de comprendre. On m’a volé des objets. Des conneries même. Mais plus que tout, mon papa l’a si bien compris, on m’a volé de l’amitié. On m’a volé des sentiments que j’ai offerts, que j’ai donné gratos, que j’t’ai refilés à l’aveugle visiblement, parce que ta tête d’ange avait convaincu mon p’tit cœur mou.

Vous savez quoi, je m’en cache pas. J’ai chialé. Ouais j’en ai braillé de m’être fait voler mes sentiments. C’était peut-être pas les plus ronds, les plus douillets, les plus chauds, heureux ou souriants, c’était pas les plus rondoudou mais n’empêche, ils étaient là. Disponible pour toi. Ah, mais quelle idiote, je ne les avais planqués dans la salle de bain dans une pochette de maquillage… Comment pouvais-tu les trouver ?! Duuuhh!

Suite à ça, j’ai partagé la nouvelle à l’ensemble des invités. Résolue à soupçonner des proches. Quelle horreur. Mais j’ai aussi offert mon aide. À cette personne malade. Sûrement incomprise, et assurément remplie d’un mal-être dans son p’tit corps frêle. Son p’tit cœur i’ doit être bien mou à elle aussi.

Alors, à Celle y a pas longtemps, qui m’a volée, je ne peux pas te réclamer mes sentiments, je ne sais pas dans quel cœur, dans quels yeux, ni entre quelles vilaines mains je les ai mis, mais sache, que du fond de mon cœur mou, du haut des sentiments ronds, douillets, chauds, heureux et souriants dont me nourrissent mes vrais amis, j’ai de la peine pour toi. Et encore une fois, je t’offre cette chance de pouvoir t’aider.

Tout pendant que tu continueras de nager dans cette tourmente, tu construiras toi-même le plongeoir du haut duquel nous te regarderons chuter. Simplement parce que tu vis, tu as le droit, à mes yeux, de recevoir de l’aide. Auquel cas, tu finiras seule, entourée sens cesse de sentiments volés, violés et trompés. Alors qu’on a de si beaux à partager.

Tu es malade. Et tu es seule. Vole-moi cet élan de bonté qui me pousse à vouloir t’aider.

Le masque finira par tomber ma belle.

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L’expat, son retour de vacances en France https://ruedelindustrie.com/je-raconte/lexpat-son-retour-de-vacances-en-france/ https://ruedelindustrie.com/je-raconte/lexpat-son-retour-de-vacances-en-france/#comments Thu, 08 Sep 2016 02:52:56 +0000 http://ruedelindustrie.com/?p=1408 (Petite parenthèse pour vous remercier de tous les nombreux messages à propos de mon dernier article. Ça me touche énormément et je suis si fière de parvenir à instruire un peu plus les gens autour de moi, et même ceux que je ne connais pas. Petite chose que je n’ai jamais mentionnée à propose de […]

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(Petite parenthèse pour vous remercier de tous les nombreux messages à propos de mon dernier article. Ça me touche énormément et je suis si fière de parvenir à instruire un peu plus les gens autour de moi, et même ceux que je ne connais pas. Petite chose que je n’ai jamais mentionnée à propose de la maladie de Crohn, celle-ci ne se guérit pas. On la contrôle, on coupe, on recoupe si nécessaire. En moyenne, après une opération, elle réapparaît 3 à 4 ans après. Elle ne rend jamais les armes… mais moi non plus 😉 )

Maintenant, place à un sujet plus léger que je n’ai jamais abordé ici encore! L’expatriation! Voilà deux années que je ne suis pas rentrée dans mon home sweet home! Il me tarde donc de m’envoler en direction de la France dans quelques jours, avec un passage à Lisbonne histoire d’avoir de vraies vacances. Car vous allez voir que l’expat en vacances, c’est pas de tout repos!

À mon moi dans un mois, à ton toi quand le temps viendra, à eux, curieux de savoir c’est quoi des vacances en France quand tu es expatrié (expat’ pour les intimes, et les autres aussi)

Ces quelques stéréotypes m’amusent toujours lorsque, entre amis expat’, nous nous racontons nos vacances glouton-marathon. D’ailleurs je vous propose un jeu à la fin de la page.

Sage et visionnaire que tu es, tu auras eu raison de choisir la plus grande valise, même si tu ne pars qu’une ou deux semaines. Elle sera peu remplie et bien trop encombrante à l’aller, alors qu’au retour, tu jureras qu’elle a rétrécie (à l’inverse de ton tour de taille);

Gourmand et prévoyant, tu auras parmi tes pantalons et tes caleçons, des trésors qui à tes yeux et ceux de tes amis expat’ valent de l’or. Pour certains ces derniers seront saucisson, fromages (rien ne nous arrête! Pas même un voyage de 12h hors du frigo!), foie gras, chocolat, gâteaux, chaussettes neuves (allez savoir pourquoi, mais c’est un fait, la chaussette française est attachante). Pour d’autres ça serait plutôt Schokobons, déo en spray, coquillettes Lustucru (apparemment c’est les meilleures), crème de jour, soupes Knorr, brioche… Ou encore, des médicaments, du shampoing, des bouteilles d’apéro… Il faut de tout pour faire un expat heureux!

Gavé et repu, tu te demanderas comment tu as pu survivre à ce marathon de gloutonnerie. Pour ça, pas de secret, la préparation! Avant et après régime poutine progressif! Avec les années on devient des champions! Attention donc à ne pas instaurer trop vite le régime d’après vacances… Tout en douceur mes gloutons, en douceur…

Aimant et attentionné, tu n’oublieras pas de donner quelques nouvelles, juste avant, pendant (dans la mesure du possible) et en arrivant de ton long voyage, de retour à la maison (la nouvelle, pas celle du cœur!). Là aussi on prévoit un détachement progressif tout en douceur. Tout ce bonheur en format condensé peut être fatal si il est trop vite arrêté;

Enfin, épuisé et ruiné, tu te diras peut-être que la prochaine fois, on fera ça tranquille. Raz-le-bol l’agenda de ministre pendant les vacances, ça suffit les kilos en trop (on ne parle pas de la valise là!), hors de question de recommencer un tel marathon…

Mais voilà, expat’ tu es, expat’ tu resteras, les vacances glouton-marathon tu réclameras…

C’est toujours une partie de plaisir de rentrer au bercail et après 2 années de ce côté ci de l’océan, il me tarde d’aller voir si l’air sent toujours le bon pain chaud.

Pour les expat’ une idée de jeu à faire entre vous:

Chaque joueur liste les choses qu’il rapporte souvent ou ponctuellement de son pays natal, imprime la liste et découpe chaque mots séparément. L’idée étant que tous les papiers des participants soient anonymes.
Pour jouer, chacun votre tour, piocher un mot et tenter de deviner qui à rapporter cette chose là. On peut distribuer des points comme, le plus cool, le plus surprenant, le plus ringard, le plus gourmand, le plus risqué, le plus bizarre, le plus envié, etc.
Une bonne façon d’animer votre souper de Noël entre expat’!

À très vite!

(Vous pouvez aussi lire le très drôle billet illustré d’Alice ici)

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Humeur, pleurs et Mister Crohn #2 https://ruedelindustrie.com/je-raconte/maladie-crohn-apres/ https://ruedelindustrie.com/je-raconte/maladie-crohn-apres/#comments Tue, 06 Sep 2016 03:45:36 +0000 http://ruedelindustrie.com/?p=1400 Simon Laroche Photographie La première fois c’était des p’tites larmes qui ont eu la politesse de rester au bord des mes yeux. Cachées derrière mes lunettes de soleil, elles ont compris que leur présence devait se faire discrète. Elles seraient toujours les bienvenues, car moi, pleurer, ça me fait plus peur. Ça ne me fait […]

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ruedelindustrie_portrait_simon_larocheSimon Laroche Photographie

La première fois c’était des p’tites larmes qui ont eu la politesse de rester au bord des mes yeux. Cachées derrière mes lunettes de soleil, elles ont compris que leur présence devait se faire discrète. Elles seraient toujours les bienvenues, car moi, pleurer, ça me fait plus peur. Ça ne me fait même plus honte. Bien souvent même, ça m’fait du bien. Et puis j’en ai besoin, parfois tu vois. Fait qu’aujourd’hui, je suis sortie de chez moi et il y avait des musiciens dehors et tout un groupe de gens autour. Tout le monde était vraiment très joyeux, souriant, heureux. Je me suis arrêtée pour écouter ce rythme endiablé des tambours, les cris, les baguettes qui claquaient. Et comme la veille j’avais passé une super journée, et qu’en 2 mois, pour la première fois je me suis dit à moi seule «Eh! I’m back! Merde alors! Je suis là! Pour de vrai, j’suis là! C’est moi qui rit fort! C’est moi coupe la parole de mes amis juste pour placer une blague à deux balles. Je suis là, me revoilà enfin!» j’avais cette énergie encore bouillante au fond de moi (Je serais pas surprise si on me disait qu’on m’avait vu sautiller dans la rue). Et puis, c’est arrivé sans prévenir. En plein milieu de la rue, de la foule, en plein milieu de la chanson. Mes larmes sont sorties. Toute cette joie, toute cette énergie autour de moi, toutes ces émotions mélangées au milieu desquelles je me trouvais m’ont littéralement transportée. J’étais là. Je le vivais. Je participais à cette joie et moi aussi je ressentais une émotion particulière à l’écoute de cette musique. Je me suis sentie vivante. Plus que jamais depuis ces derniers mois.

Qu’on ne se méprenne pas, je le sais bien que je reviens pas de si loin. J’ai même pas un peu frôlé la mort ou quoi. Mais je crois que là maintenant je veux le dire. Juste pour le dire, rien d’autre. C’était fucking tough cette épreuve. Physiquement bien sûr, parce que quand t’es malade et qu’on doit te soigner, ton corps t’appartient plus vraiment. Tu te fais toucher, regarder et insérer des trucs là où tu veux vraiment pas qu’on t’insère des trucs, tu ingurgites des choses dégueulasses, des cachets de toutes les couleurs, parfois 10 par jour, on te pique, repique, on arrache, on coupe, on agrafe, on te prévient pas et on te fait sentir comme une merde qui sait pas retenir ses larmes comme un adulte. On te dit que ça va être rapide et on te ment. On te dit que ça va faire un peu mal et on te ment. Car en vrai, tu pensais avoir déjà connu la douleur, tu pensais que c’était correct d’avoir encore un peu mal, que visiblement tu étais faite forte et que tu pouvais en prendre encore peu plus. Jusqu’à ce que tu découvres un nouveau stade de douleur. Tu apprends donc aussi qu’il y a toujours pire. Tu apprends que seul le temps pourra te sortir de cette galère. Tu les laisses donc toucher, couper, enlever ce qui faut, et surtout tu les laisses te parler comme à un enfant, parce que des fois, ça fait du bien d’être un enfant.

Et moralement aussi. Parce qu’on te répète que c’est temporaire, que tu vas t’en sortir, que le pire est passé, que t’es forte, qu’on aimerait faire plus pour t’aider. On te demande si «ça y est c’est fini les maux de ventre, tu peux manger ce que tu veux» comme ci c’était seulement ça, la maladie de Crohn. Alors avec le peu de force que tu trouves dans ta petite caboche, qui elle, ne se donne jamais un moment de répit, tu dis «oui, oui, ça va». Que veux tu répondre d’autre, «ça va», c’est la bonne réponse, pour faire simple, court et poli. Sauf que c’est pas encore assez loin tout ça. Ces mains, ces aiguilles, ces odeurs, ces horribles et traîtresses douleurs.

Tout ça c’était avant. Avant hier. Avant que je rie fort et que je coupe la parole de mes amis juste pour placer une blague à deux balles. Avant que je chante «Au bal masqué» avec ma brosse en guise de micro et que je décide de marcher 40 minutes pour me rendre chez mes amis au lieu de prendre le bus, juste parce que «je suis capable». Hier c’était une journée déclic. Et aujourd’hui, c’était la journée où je le réalisais. Ces larmes, c’était mes bras qui me berçaient, ma bouche qui me rassurait, ma tête, qui enfin, se reposait.

Ce qui nous amène à la deuxième séance de pleurnichage. Un peu plus grosse celle-ci, sûrement parce qu’on était à l’abri des regards, j’ai même laissé quelques sanglots sortirent. Je me suis laissée pleurer, car je savais que ces larmes étaient des larmes de contentement. «Ça y est ma vielle. C’est fini. Tu es de retour.» Et merde, c’était juste trop de me dire que j’avais réussi. Pendant des mois, semaine après semaine, les mauvaises nouvelles s’accumulaient. Et puis l’annonce de la solution tant redoutée. Et puis l’annonce de la convalescence. Et puis le constat des dégâts. Quand je suis rentrée chez moi après l’opération et que je me suis retrouvée sans faire exprès devant un miroir plein pied. Le choc de voir ce corps amaigri c’était juste trop. Mes yeux qui paraissaient immenses sur mon visage creux, mes cuisses qui étaient séparées par une année-lumière, même mes doigts étaient maigres. Aujourd’hui c’était derrière moi. Ou presque. Disons en grande partie. Je me réapproprie ce corps, je retrouve mon humeur et mon humour (peut-être au grand désarroi de mes proches!), je retrouve l’envie de manger, de danser et chanter des tubes pourris.

Pourquoi j’écris tout ça? Je pourrais plutôt le partager avec mes amis, ma famille ou un bon psy. Je l’écris parce que c’est ça ma vie. Et l’écrire, c’est la rendre réelle, aussi pourrie qu’elle puisse être par moment. Vous savez, (enfin du moins, vous allez le savoir quand je fermerais cette parenthèse), vous savez, on m’a diagnostiqué ma maladie de Crohn en 2007 et ça fait plus de 10 ans que je suis malade. Et bien c’est seulement en 2016 que je l’assume. Allez savoir pourquoi, sûrement parce que je ne pouvais plus encaisser seule. Sûrement aussi parce que je me suis sentie assez bien entourée pour assumer les symptômes, et ne plus me cacher derrière des mensonges.

Aujourd’hui, parce que j’en parle publiquement ici, j’ai pu avoir des discussions avec des personnes concernées de près ou de loin par le même sujet, ou très similaire. Des conseils, du soutien, des interrogations, des prises de conscience, peu importe ce que je parviens à leur offrir, je veux aider quiconque à sortir de l’ombre de ces maladies qui nous ruinent en silence. Comme moi, il peut être long le temps qui passe avant d’accepter de se considérer comme quelqu’un de malade. Et malheureusement, dans ces cas-ci, dans en premier lieu, le temps fait des ravages.

En parler, c’est déjà agir un peu. Agir un peu c’est avancer vers le moment où on se dira «Tout ça, c’était avant». Et puis un jour sans prévenir, on se met à chialer dans la rue parce que c’est fini.

Pour finir, avant l’opération on m’a dit cette phrase qui m’a suivie pendant tout l’été. Les batailles les plus dures sont données aux soldats les plus forts. Je suis fière d’être faite forte. Je suis fière de mon combat. Et si mon corps lui s’est affaibli, j’espère que ma tête, elle, se renforcera.

À nous tous, à toutes nos victoires!

Merci pour votre soutien. Vos encouragements ont été d’une grande aide.

Merci à Simon Laroche pour la photo, qui sera un beau souvenir de cette épreuve.

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Look petit budget https://ruedelindustrie.com/je-porte/look-petit-budget/ https://ruedelindustrie.com/je-porte/look-petit-budget/#comments Sat, 03 Sep 2016 10:00:53 +0000 http://ruedelindustrie.com/?p=1352 Cet été c’était la galère vestimentaire. Bien que les placards sont pleins à craquer, que le dessous du lit est lui aussi bien rempli et que ma penderie souffre de boulimie, ma garde-robe et moi ne faisions pas bon ménage. Suite à mes problèmes de santé plus l’opération, bla bla bla, j’ai perdu 15 kilos. […]

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Cet été c’était la galère vestimentaire. Bien que les placards sont pleins à craquer, que le dessous du lit est lui aussi bien rempli et que ma penderie souffre de boulimie, ma garde-robe et moi ne faisions pas bon ménage. Suite à mes problèmes de santé plus l’opération, bla bla bla, j’ai perdu 15 kilos. Bon. Ça te change vite une silhouette ça! Et quand vient l’heure de ne plus traîner en pyjama, le constat est inévitable, plus rien ne m’allait. Comme mon compte en banque a fondu en même temps que mes kilos (en Amérique du Nord, ce n’est pas un surprise, il faut des tunes pour avoir le bonheur et le grand plaisir d’être soigné…) je ne pouvais donc pas me permettre des emplettes pour couvrir mes gambettes. Bon espoir que j’avais, je ne voulais pas non plus dépenser pour des choses que je ne porterais pas d’ici quelques mois. De un, parce que ce sera l’hiver, de deux, parce que tu peux compter sur moi pour la reprendre vite cette petite couche de gras! J’ai donc décider de joindre le plaisir à l’utile et faire mon activité tant aimée aka partir à la chasse aux trésors d’occasion.

Pour à peine 60$ j’ai trouvé de chouettes morceaux, 11 en tout, certains dans des marques que je ne me permet jamais habituellement, comme GAP ou Zara. Voici donc 3 looks petits budgets qui je l’espère pourront vous convaincre de dépenser sans compter dans les magasins d’usagés.

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LOOK #1
ImpErméable GAP / 7$
Chemisier / 5$

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LOOK #2 
Chemise jean Calvin Klein / 5$
Top Michael Kors / 4$
Short H&M / 5$

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LOOK#3 
Top ZARA / 4$

Grâce à ces achats j’ai pu passer un bout de mon été habillée «à ma taille» et me sentir plus ou moins bien dans mon (nouveau) corps. Bien sûr, mes joues bien rondes et mes fesses qui remplissaient bien mon Levis me manquent mais j’apprends à me réapproprier ces nouvelles formes. J’ai pu découvrir ce que c’était de vivre dans un corps maigre. Ce qu’un regard critique sur nos p’tits bras peut faire. Et comme ça peut être frustrant de manger manger et manger mais que cela ne pèse pas plus lourd sur la balance. Et tout ceci, en plein été, alors que la plupart cherchent à maigrir, que les médias nous proposent des régimes et que le «bikini body» est de mise… Moi j’ai du m’en acheter un nouveau de bikini! Même que c’était un une-pièce pour pouvoir cacher cette grosse cicatrice qui me rappellera chaque jour cette épreuve.

De ces derniers mois je retiendrais que mon bien être sera avant tout, alimenté par moi-même. Dans l’assiette, dans la tête ou dans mes nouvelles tenues très chouettes!

Si vous voulez lire un texte très chouette sur le bonheur, je vous invite à découvrir les doux mots de Camille

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Bla bla etc https://ruedelindustrie.com/je-raconte/humeur-juillet/ https://ruedelindustrie.com/je-raconte/humeur-juillet/#comments Wed, 06 Jul 2016 21:03:07 +0000 http://ruedelindustrie.com/?p=1261 Alors voilà, il est venu le temps du repos! Pour certains, l’été rimera avec vacances, escapades, camping, terrasses, festivals, baignades, glandages dans le parc, coups de soleil et crème solaire dans les yeux. Aaaah sacrés veinards! Heureusement, on ne m’enlèvera pas les crèmes glacées! Faut pas déconner non plus! Certains d’entre vous le savaient, je […]

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Alors voilà, il est venu le temps du repos! Pour certains, l’été rimera avec vacances, escapades, camping, terrasses, festivals, baignades, glandages dans le parc, coups de soleil et crème solaire dans les yeux. Aaaah sacrés veinards! Heureusement, on ne m’enlèvera pas les crèmes glacées! Faut pas déconner non plus!

Certains d’entre vous le savaient, je suis passée sur la table, sous le bistouri comme on dit! Plutôt que de m’écraser au soleil près de la piscine, plutôt que de plonger dans l’eau fraîche, c’est dans un lit que je m’étale et parfois dans l’ennuie que je plonge! Mais comme cela ne fait que quelques jours, je n’ai plutôt pas intérêt à me lamenter dès le début hein! Je vous avais même promis de faire attention à mes billets humeurs. Je m’en servirai alors pour chercher le positif dans toutes situations!
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Alors bilan des 2 premiers jours de retour à la maison… Bah il fait chaud. J’arrive malgré tout à faire mes 3 repas par jours + les extras réglementaires, ma consommation de glace à augmenter de façon indécente, et mon agenda de visite est plein jusqu’au 22 juillet! Comme je ne peux pas rester seule, j’ai du jouer au Tetris avec la disponibilité de chéri, de mes amis et même ma maman qui fait le déplacement depuis la France! Eh on aurait presque envie de dire qu’elle est gâtée la p’tite! 😉

Pour être complètement transparente, si j’écris ce billet en ce moment c’est pour m’éviter de regarder un nouvel épisode de la dernière saison d’Orange is the new black. J’avais prévu que ça me tienne au moins mes deux premières semaines d’arrêt, et je vous l’dis les mecs, on est mal barré! Mais si je me remet au clavier, c’est aussi parce que j’ai la sensation d’avoir perdu mon rythme, mon p’tit cliquetis de frappe ne sonne plus aussi léger, les idées ne me viennent plus si vite et comme  je me persuade que c’est comme le vélo (ça ne s’oublie pas), je me dis qu’en me remettant en selle progressivement, ça reviendra! Regarde dis donc! J’ai déjà écrit 300 mots!
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Demain j’ai la visite de ma copine Ismérie de L’atelier du coin de la rue et Le petit spot créatif. Mon p’tit doigt me dit qu’on va bricoler ensemble et que je vais m’évader encore quelques heures, comme à chaque fois que je participe à ses ateliers!

(et nous voilà rendu à 400 mots!)

Un merci pour tous les jolis et gentils messages que j’ai reçu! Promis, mon modjo, mon vélo et moi on se remet en route! Ciao!

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Nouvelles, confessions et Mister Crohn https://ruedelindustrie.com/je-raconte/confessions-maladie-crohn/ https://ruedelindustrie.com/je-raconte/confessions-maladie-crohn/#comments Sat, 18 Jun 2016 22:44:09 +0000 http://ruedelindustrie.com/?p=1244 Eh allô! Ou salut! Déjà un an que je travaillais sur ce joli projet de Rue de l’Industrie, que nous travaillions le design et les affaires plus techniques que moi je sais pas comment ça marche c’t’affaire là. Un nouveau petit billet «humeur» histoire de ne pas laisser les pages trop se ternir par ici.  Tous […]

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Eh allô! Ou salut!

Déjà un an que je travaillais sur ce joli projet de Rue de l’Industrie, que nous travaillions le design et les affaires plus techniques que moi je sais pas comment ça marche c’t’affaire là.

Un nouveau petit billet «humeur» histoire de ne pas laisser les pages trop se ternir par ici.  Tous les jours je me dis «Arf, encore une journée sans rien partager, sans écrire, sans rien photographier». Tous les jours! C’est que ça doit me manquer me direz-vous, alors pourquoi ne pas si mettre? J’avais réussi à garder un rythme assez régulier depuis le début. Et puis aujourd’hui, j’ai l’impression de ne pas pouvoir le reprendre, ce rythme, sans devoir justifier un peu ce ralentissement, ou même, cette absence. Comme un sentiment que ce n’était pas possible de juste vous balancer une recette de gaufre sans farine, comme ci de rien n’était.

gauffre sans farine ruedelindustrie

Alors bien me voilà, après avoir tourné le problème dans tous les sens, sondé quelques proches, et surtout, trouvé les raisons qui me donnaient envie de partager ce côté plus privé (complètement privé en fait) de ma vie. Depuis quelques mois maintenant je me bagarre avec «ma coloc». Celle qui s’est invitée en moi il y a déjà 10 ans et qui, malgré des messages clairs pour lui montrer qu’elle n’était pas la bienvenue, n’a jamais quitté les lieux. Pire, ces derniers mois, elle a même envahit encore un peu plus l’espace.  Depuis maintenant 10 ans, je vis avec une maladie de Crohn et depuis maintenant 4 mois, c’est la guerre. J’ai pensé qu’elle s’était adapté à mon mode de vie, que son silence de ces dernières années, était plutôt bon signe, que moi, j’avais tiré «le bon lot». Quelques médocs le matin, quelques aliments rayés de la liste, des petits rappels à l’ordre en cas de stress ou fatigue trop intense, mais dans l’ensemble, je gérais.

Bah je gérais rien du tout. Cette petite vicieuse, tout en finesse et discrétion, a su me manipuler, contrôler mon quotidien et me faire me replier dans ma chambre, pendant qu’elle, s’installait dans toutes les pièces de la maison. Moi pauvre aveugle, n’est rien vu venir. N’est rien senti me prévenir. Pire, me suis laissée envahir. Ce n’est qu’à la rencontre d’un nouveau médecin en début d’année que les choses ont changés. Il m’a ouvert les yeux sur les restrictions et les contraintes au milieu desquelles je vivais.

Et c’est une des raisons qui me pousse à dévoiler cette partie de ma vie ici. Beaucoup de mes proches, même des membres de ma famille m’ont confiés ne pas avoir idée de ce qu’une maladie de Crohn pouvait avoir comme impact sur un quotidien, les douleurs, les interdits, ou bien même sur le long terme quand le tout t’oblige à changer ton mode de vie, arrêter de travailler ou diminuer tes activités sociales. C’est une maladie tabou. Il faut le dire. C’est vrai. Jamais on parlera sans petite gêne de ses effets ou des conséquences d’une opération. Ou bien encore, et c’est peut-être le pire, on réduira la maladie de Crohn à ses quelques symptômes. C’est un peu cru, veuillez m’excuser, mais une personne très très proche de moi m’a dit un jour «bon c’est pas un cancer non plus, tu as mal au ventre et des diarrhées voilà… … … ».

Je vous laisse quelques secondes avant de reprendre et encore un peu de pointillés … … … .

Cette personne n’est plus proche. Et moi j’ai toujours pas de cancer, enfin je crois. Parmi toutes les affaires qu’on m’a détecté ces derniers mois, j’étais presque surprise! Vous l’aurez compris par mon absence, mon état n’est donc pas très bon actuellement. L’étape fatidique de l’opération approche à grand pas. Toutes les personnes concernées par ce que je vis savent que c’est le moment redouté. De nouvelles épreuves, de nouveaux moments sans aucun glamour à venir, mais parait-il que la vie est si douce et paisible après. Vraiment. C’est c’qui disent les autres de l’aut’ bord! Je leur fait confiance, ils savent. Mais avancer vers l’inconnu, peu importe la raison, c’est toujours un peu effrayant n’est ce pas?

decomaison ruedelindustrie

Je vais m’arrêter là pour le côté médical, toutefois je tenais à en parler dans un endroit un peu plus «girly cuty fleuri» que  les forums déprimants sur lesquels je n’ai pas passé beaucoup de temps. Si vous avez des proches qui vivent avec une maladie de Crohn, cette colocataire de chiotte (bah quoi, fallait bien que je place une petite blague, si moi je ne peux pas en rire alors merde! Pardon, je m’arrête), que vous avez des questions ou souhaitez simplement échanger, vraiment, sachez que ma porte de boite email est toujours ouverte.

Pour ce qui est de Rue de l’Industrie pour les prochains mois! Je vais être bloquée à la maison pour les prochaines semaines, je mets donc mes Portraits créateurs d’inspiration en stand-by (ouai je sais, c’est moche :/ ), pour ce qui est des looks, comme tous mes vêtements sont trop grands je ne leur rends vraiment pas justice et bien sûr, j’ai aussi arrêté d’acheter des nouveautés car j’espère bien retrouver mes kilos. Ma garde-robe d’été sera donc très ample et déjà vue pour moi! Pour les sorties, les bonnes adresses et les événements… bah ça aussi c’est un peu compromis. Il nous reste donc les recettes, les DIY, les humeurs (j’essaierai de me modérer promis!) et puis tout ce qui me passera par la tête d’ici là. Même si vous ne manquerez jamais de lecture avec tous les blogues qui existent, merci quand même de votre compréhension et de continuer à me lire et à laisser des commentaires que je prends plaisir à découvrir.

ruedelindustrie look salopette

C’est des semaines un peu pas cool qui arrivent avec les beaux mois d’été mais c’est aussi une vie toute nouvelle que je vais pouvoir ré-apprivoiser. À très vite!

Marie

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Absence – Oui mais j’ai un mot! https://ruedelindustrie.com/je-raconte/absence-oui-mais-jai-un-mot/ https://ruedelindustrie.com/je-raconte/absence-oui-mais-jai-un-mot/#comments Sun, 15 May 2016 23:17:07 +0000 http://ruedelindustrie.com/?p=1201 Salut les jambon-purée (c’est mon menu du soir!) Moi c’est Marie, celle qui publiait un article par semaine et quelques photos par-ci par là! J’espère que vous ne m’aurez pas trop oubliée! C’est bizarre, avant de commencer ces lignes, j’ai eu la sensation de devoir rédiger un mot d’excuse. Comme un parent qui doit justifier […]

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Salut les jambon-purée (c’est mon menu du soir!)
Moi c’est Marie, celle qui publiait un article par semaine et quelques photos par-ci par là! J’espère que vous ne m’aurez pas trop oubliée! C’est bizarre, avant de commencer ces lignes, j’ai eu la sensation de devoir rédiger un mot d’excuse. Comme un parent qui doit justifier du retard de son enfant, pourquoi il a loupé piscine, pourquoi il a pas apporté les 25 euros pour la cantoch… Pourquoi n’a t-elle rien publié depuis, deux, trois semaines?

ruedelindustrie_bocal_mag

Et bien parce que, parce que, ça n’allait pas mes affaires. Pas du tout. J’ai du faire un gros break de tout et même si j’avaispu profiter de ce temps pour préparer plein de nouveaux contenus, le cœur n’était pas là, la plume encore moins. J’ai toujours quelques articles déjà rédigés mais c’est comme vous réchauffer un plat au micro-ondes et vous jurer d’avoir cuisiné toute la journée. Ça sonnait faux. Je n’étais pas en état de cuisiner et comme ici c’est moi le chef, j’ai pas envie de vous mentir sur la fraîcheur de mes produits, encore moins sur la motivation et le plaisir que j’ai à vous concocter tout ça. Alors j’ai laissé faire!

La pente ne semble plus descendante, ce qui est bon signe. Même si de la remonter peut faire mal aux cuisses et donner chaud et même un peu le vertige, je serais bien contente d’être rendue là haut, les joues rosies et à nouveau rebondies.

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Aujourd’hui j’ai passé l’après-midi chez Ismérie, à L’atelier du coin de la rue. J’ai confectionné ma couronne de fleurs, j’ai discuté avec les autres participantes, de tout et de rien, c’était léger, c’était parfait. Et j’ai même filmé! Alors je crois que ça va mieux. Et puis ce soir je vous écris, ça aussi c’est un signe!
J’espère plus que tout parvenir à tenir le bon bout. C’était la première fois pour moi je crois que je roulais si bas. Il a fallu qu’on m’arrête pour ne pas continuer à dévaler la pente. Ça fait peur quand j’y pense. Moi qui pensais m’écouter, faire attention à moi, me changer les idées quand j’en ressentais le besoin… Et bah loupé ma cocotte! J’ai fermé les yeux sur les signaux les plus gros possible! Et on croit toujours qu’elle va s’arrêter de sonner dans les prochaines secondes cette foutue alarme. On se dit que les portes vont se refermer, que le train va repartir, on croit que c’est seulement passager… mais le temps passe. Et je roulais… roulais…

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Ce soir je suis mi-mi. Mi-bien, mi-incertaine. Et c’est correct d’être mi-mi. Il y a 50% de moi qui se sent bien, et croyez-moi c’est vachement plus qu’il y 1 mois! Pour l’autre partie, c’est ma job de prendre soin d’elle et l’écouter. C’est un exercice que je pensais maîtriser mais j’ai encore beaucoup à apprendre, et c’est bien ainsi. C’est l’fun de passer du temps avec soi-même.

Je pensais pas blablater autant, mais finalement, ça revient plutôt bien. Donc voilà, pour terminer et aller manger ma petite purée, je vous encouragerais à ne pas laisser de côté des signaux anodins. Ne pas les laisser s’accumuler surtout. De vous écouter, oui, mais pas que. Les proches (et les médecins!) ont un regard extérieur sur nous qui peut vraiment être nécessaire pour redresser la pente. Alors, merci pour votre patience, je vous dis à très vite! Et je vous dis aussi merci d’être là, parce qu’écrire dans le vide, c’est quand-même moins fun 😉

Les photos viennent de mes rares publications et excursions des derniers jours via Instagram.

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Sourire avec des plis aux yeux https://ruedelindustrie.com/je-raconte/sourire-avec-les-yeux/ https://ruedelindustrie.com/je-raconte/sourire-avec-les-yeux/#comments Wed, 16 Mar 2016 20:48:12 +0000 http://ruedelindustrie.com/?p=1083 Il est de ces journées où je souris avec les yeux, ceux qui plissent, ceux qui même, font que les joues rougissent. Et ce n’est même pas parce que tout va bien. On est même assez loin de ces jours où les choses sont en places, où rien ne me tracasse. Sans trop rentrer dans […]

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Il est de ces journées où je souris avec les yeux, ceux qui plissent, ceux qui même, font que les joues rougissent. Et ce n’est même pas parce que tout va bien. On est même assez loin de ces jours où les choses sont en places, où rien ne me tracasse.
Sans trop rentrer dans les détails des déboires de mon quotidien, alors que je tourne la page pour entamer une nouvelle semaine, j’ai l’impression d’être une personne complètement différente de celle de lundi dernier. Il n’est pourtant pas loin ce jour. C’était presque hier. Je peux même encore sentir à tâtons sur mes épaules, ce poids, cette pression, ce stress qui m’a envahie. Je peux facilement me remémorer ces douleurs au ventre, le jour, la nuit. Et mon dos lui aussi me rappelle que la tension est tout de même encore bien présente.
Mais alors, qu’est-ce qui a changé depuis lundi? Pourquoi aujourd’hui je souris avec des plis aux coins des yeux? Ce sourire sincère qui me fait changer d’air! Qu’est-ce qui fait que mon pas est guilleret, mon menton levé et ma tête plus reposée? Et bien Dimanche, avant de recommencer, de repartir dans ma routine café-chaton-ronrons-métro-boulot-chaton-ronrons-dodo, avant de reprendre la route, le pas lourd, le cœur flou et le sourire pas là du tout, j’ai décidé.

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J’ai décidé que là maintenant tout de suite mon pas ne sera plus lourd, mon cœur ne serait plus flou et mon sourire sera bien là, malgré tout.
J’ai décidé que, à défaut de m’apitoyer sur un sort, qui finalement n’est pas encore jeté, j’allais sourire. Avec les yeux. Avec le printemps qui arrive. Avec mon livre, le tome 2 de ce roman entamé. Avec ma musique sur les oreilles. Avec ces gens dans le métro, ceux qui sentent bon le matin. Avec ces petites dames trop apprêtées. Avec ce chaton qui m’aime. Avec ce gros chat que j’aime. Avec ceux qui sont là. Autour de moi. Aujourd’hui.
Depuis que j’ai quitté la France, je réalise à présent, avec beaucoup de recul (6 années, un océan et plusieurs allers-retours) à quel point j’ai progressé dans le positivisme. Parce que merde, qu’on se le dise. On est assez râleurs par chez nous! Et j’en suis. Du moins j’en étais. Je le suis sûrement encore trop.
Aujourd’hui, je souris, mais non, je ne suis pas positive. Je n’ai pas vraiment de raisons de l’être. Il y a de ces nouvelles qui tombent et qui vous laissent en suspend jusqu’à ce que l’impact est lieu. Et on fait quoi pendant ce temps là? En attendant la fin de la chute? Et bien on utilise un mot. Une expression. Ces 6 lettres qui m’ont rendues et me rendent malade dans le sens le plus premier du terme. On S.T.R.E.S.S.

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«Ah je stress trop pour…» «Ouai, j’suis un peu stressé car…» «Putain j’étais trop stressé de…» (CRIS ET HURLEMENTS QUI FONT DU BIEN). Je voudrais ne plus entendre ça. Mais c’est impossible je le sais bien. C’est devenu une banalité ce mot-là. Et c’est grave. Pour moi il s’agit d’une petite aiguille qui me pique à chaque fois que son son résonne. Streeeesssss…
Il y a quelques années, quand j’essayais de me trouver des choses ordinaires pour éliminer un peu de négatif dans ma vie, j’ai décidé de réduire fortement l’utilisation de ce mot. Et donc, de le remplacer par un synonyme, ou mieux, de traduire avec d’autres mots ce que je souhaitais partager.
Au lieu de dire «ça me stress cet examen» je pouvais dire «je suis un peu inquiète, car je ne pense pas avoir suffisamment révisé». Je n’utilisais pas le mot interdit, et je me rappelais à moi-même que j’étais responsable de mon état (car c’est clair que je n’avais pas assez révisé. Je n’ai jamais assez révisé…). L’idée n’est pas de m’infliger un reproche ou quoi, mais plutôt de prendre conscience, mettre le doigt sur la vraie raison de ce malaise que je ressens.
«Ça me stresse un peu le voyage»… Tu vas être assis le cul dans un avion à te faire gaver de nourriture et regarder des films pendant 7 heures. Qu’est-ce qui te stresse? Ne serait-ce pas le fait de rentrer au bercail? De retomber dans une routine un peu trop lente? De ne pas savoir ce qui t’attend, et donc, de craindre cet inconnu? Avec des questions et réponses, on a tellement de pistes pour avancer et régler un problème.

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Je me suis un peu éloignée de mon sourire qui fait des plis. Ce que je souhaitais partager (en fait, je voulais surtout l’évacuer de ma tête et pouvoir le relire pour ne pas l’oublier) c’est que parfois, il est bon, il nécessaire et il est important de se mettre sur pause. Off. On coupe. On arrête. On change le film. Si la situation actuelle est inconfortable mais que là maintenant, on ne peut rien y faire. Alors, à quoi bon se morfondre.
Je ne dis pas que c’est facile, c’est même un exercice plutôt complexe. Il ne s’agit pas non plus de faire l’autruche et de dire que tout va bien. Je vous le dis, aujourd’hui, je ne vais pas bien. Mais pour tous ceux qui, autour de moi, le méritent, je veux sourire. Alors, quand l’impact aura lieu, je pourrais me tourner vers eux et à mon tour je mériterais leur sourire. Et peut-être un peu de leurs bras pour pleurer. Ou bien de leurs joies pour partager la mienne.
Je veux sourire en faisant plisser mes yeux, car un sourire avec des joues qui remontent c’est tellement plus réconfortant.
Et vous, êtes-vous un utilisateur forcené du mot « stress »? Parvenez-vous à sourire avec des plis au coin des yeux ou bien avez-vous l’impression qu’il sonne faux? Quels sont vos trucs pour avancer, relativiser?

Source illustration: Pinterest

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Les marinières, l’enquête très sérieuse. https://ruedelindustrie.com/je-porte/look-marinieres/ https://ruedelindustrie.com/je-porte/look-marinieres/#comments Fri, 29 Jan 2016 12:51:22 +0000 http://ruedelindustrie.com/?p=327 C’est le nez bouché et la gorge irritée que je réalise que l’hiver a officiellement pris le pouvoir dans nos placards! La petite peste, à coup de laine qui gratte, de p’luche dans les yeux et de statique, a remporté la bataille… En s’alliant avec une météo en dessous de zéro, il nous restait quoi […]

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C’est le nez bouché et la gorge irritée que je réalise que l’hiver a officiellement pris le pouvoir dans nos placards! La petite peste, à coup de laine qui gratte, de p’luche dans les yeux et de statique, a remporté la bataille… En s’alliant avec une météo en dessous de zéro, il nous restait quoi à nous? Nos polos? Nos maillots et nos chapeaux? Pas sûr que ça nous tienne au chaud!

Mais pourtant, chez moi, un survivant! Un vêtement qui, sans peur et sans reproche brave les saisons et n’a que faire des flocons! En matière de confort, été comme hiver, elle répond à toutes mes prières, j’ai nommé, la MARINIÈRE! Sous ma tonne de mouchoirs, mes litres de tisane au citron et bercée par mes snifs snoufs, je dois bien troquer mon pyjama pour une tenue plus appropriée à une vie de bureau! Mes marinières me donnent alors tout le réconfort dont j’ai besoin.

Mais pourquoi? Pourquoi aimons-nous tant les marinières? Indémodable, irremplaçable. La marinière a une place toute particulière dans mon placard. Je me demandais pourquoi ce motif, en soi, très basique me faisait toujours craquer. Voici donc le résultat de ma grande investigation, en 4 points (l’ensemble de mon compte-rendu de 437 pages sera disponible en édition limitée, dans toutes les bonnes librairies…ou pas) :

Eh oh matelot!
Je ne vous apprends rien, la marinière, c’est la mer et ses marins! C’est donc tout naturel de ressentir comme un petit goût de vacances, une envie d’évasion, de détente. Très souvent, je vais me tourner vers mon tiroir à marinière (oui. J’ai un tiroir à marinière. Véridique … Je sais, c’est désolant!) lorsque j’ai envie d’être pénard Bernard! Tranquille Émile! Relax Max! Pour une journée à rien faire ou un wkd en escapade, une marinière me parait toujours une bonne idée et me donne la sensation de prendre le large! (Mais en vrai je porte du Médium! Bip Bip!)

ruedelindustrie banniere mariniere

Le bon poto, toujours confo!
Si on l’aime tant, c’est pour son look et sa simplicité, certes, mais aussi pour son confort! Très souvent en coton, et dans mon cas aux manches longues ou ¾, la marinière est un cocon de douceur. Chaleureuse et enveloppante, on y sera toujours très à l’aise. Et d’ailleurs, comme le disait personne « Rien de mieux qu’une marinière pour passer l’hiver!».

GIF chat ruedelindustrie

 

♫ C’est le look Coco ♫ (j’aimerais tellement que quelqu’un chante avec moi en ce moment…)
Mise en lumière par Coco Chanel, de son p’tit nom, la marinière fût revisitée vers les années 1916-1917 (t’as vu j’ai bien travaillé hein!) et présentée comme «la pièce tendance» à retrouver dans les garde-robes de la grande bourgeoisie. Avant que ce joli motif n’envahissent les vitrines et les rayons de toutes les enseignes, j’ai souvenir que celui-ci était effectivement plus présent dans les placards un peu plus «prout-prout» (?!), portée délicatement jetée sur les épaules de madame ou monsieur.

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Un fidèle héros
Les matins brumeux, cafardeux et hasardeux, si tu ne sais pas quoi mettre, le top rayé sera toujours ton bon copain pour la journée. Avec un veston ou non, la marinière aura un côté chic au besoin ou une allure casual avec un jeans pour les chanceux du «no dress-code at work»! En plus d’être super facile à agencer, la marinière n’a pas vraiment de saison. Été comme hiver, la marinière fait bien l’affaire!

bandeau tiroir marinière ruedelindsutrie
Mon tiroir aux trésors

Voilà, nous sommes déjà à la fin de ma remarquable enquête. J’espère que celle-ci vous aura instruite et divertie et que la marinière n’a plus aucun secret pour vous. En attendant, j’espère reprendre du poil de la bête, en finir avec mon vilain Ôh qu’il est vilain rhume et vous revenir en forme! Ce week-end je vais travailler sur une nouveauté que je veux vous proposer ici, j’espère que, 1, tout va fonctionner comme espéré, 2, que ça vous plaira!

Marie

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